encore
Je m’écrase comme une petite crêpe et,
Je me sens fragile et vulnérable.
**
La fatigue de plaire
Evoluée dans tes yeux
**
Le regard concentré, les claquements réguliers mais vifs du clavier,
comme des battements de coeur serré
cette concentration là, oui
comme une forme de dureté en puissance,
qui émeut profondément quelque chose de moi
**
Le soleil sur la table, dans tes yeux qui se ferment
j’ai la tête entre mes mains et je me sens caressée par cette chaleur là
et j’imagine que c’est quelque chose de ta peau,
que c’est quelque chose du nuage de tes cheveux
**
Ta bouche fermée, tendue légèrement vers le bas
Un peu pincée
pourquoi pourquoi pourquoi
tout cela me touche, me parle,
comme une respiration, un horizon,
un espoir paradoxal, potentiellement douloureux
peut-être un miroir, peut-être le besoin d’un désir
ta rencontre et ta fragilité
en échos à la mienne
car même avec toi je m’écrase, j’hésite,
A la crête de
ce que je suis, de ce que je ne veux pas être
ce que je voudrais que tu vois de moi
ton regard-là
**
Je réagis fort fort fort
et en même temps je m’efface
A. disait hier : un espace saturé de rapports de pouvoirs
Je me dis aujourd’hui : un corps noyé d’émotions