Facile comme l'océan

encore

Je m’écrase comme une petite crêpe et,

Je me sens fragile et vulnérable.

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La fatigue de plaire

Evoluée dans tes yeux

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Le regard concentré, les claquements réguliers mais vifs du clavier,

comme des battements de coeur serré

cette concentration là, oui

comme une forme de dureté en puissance,

qui émeut profondément quelque chose de moi

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Le soleil sur la table, dans tes yeux qui se ferment

j’ai la tête entre mes mains et je me sens caressée par cette chaleur là

et j’imagine que c’est quelque chose de ta peau,

que c’est quelque chose du nuage de tes cheveux

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Ta bouche fermée, tendue légèrement vers le bas

Un peu pincée

pourquoi pourquoi pourquoi

tout cela me touche, me parle,

comme une respiration, un horizon,

un espoir paradoxal, potentiellement douloureux

peut-être un miroir, peut-être le besoin d’un désir

ta rencontre et ta fragilité

en échos à la mienne

car même avec toi je m’écrase, j’hésite,

A la crête de

ce que je suis, de ce que je ne veux pas être

ce que je voudrais que tu vois de moi

ton regard-là

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Je réagis fort fort fort

et en même temps je m’efface

A. disait hier : un espace saturé de rapports de pouvoirs

Je me dis aujourd’hui : un corps noyé d’émotions